Participants : Emmanuel BAUD, Jean-Pascal GRENIER, Simon GAVIGNET et Marjorie MARTIN.

Mr Météo (Manu), nous certifie la pluie à partir de 17h.
Les indications sont données par J-P : « depuis le village de Picarreau, suivre la route départementale n°5, juste avant le carrefour, avec la D.24, il y a le chenil au doux nom de FLATAZOR ! La doline est juste en face dans la pâture... » mais ca c’était il y a presque 8 ans...

 

Flûte, pas vu ce chenil ? demi-tour.
Et je retrouve Manu, J-P et Simon juste garés (effectivement, c’est trompeur, plus de fameux repère Flatazor).
Inspection du gouffre avant changement de tenue, au point d’enfouissement du ruisseau temporaire.
Tout va bien, la perte est sèche, et confirmation météo nous laisseront suffisamment de temps pour notre explo.
Dans la foulée, réjouissance, un appel de JMB, laborieux par manque de réseau nous laisse supposer que nous serons un de plus peut-être deux si Mathis accompagne papa...
Un balisage avec un parapluie « des Mignons » (il faut bien ça, pour agrandir l’équipe des Magnifiques !) suspendu dans le grand hêtre permettra à nos arrivants d’avoir un repère et un vrai…

Causette et taquineries pour la préparation des kits... Et toujours pas de Jean-Marie !!

En raison de l’instabilité de l’entrée, la descente s’effectue dans les tout premiers mètres au travers de deux fûts de 200 litres.

La cavité se décline en une succession de petits puits entrecoupés de tronçons de méandres.
Quelques essais, pas évidente cette tête de puits avec petite main courante. Mais son exigence et sa ténacité nous permettront de le suivre, à l’aise avec un bel équipement pour la découverte de la suite…

Simon, entre J-P et Marjorie, pour l’encadrement, passera ces premières appréhensions sans trop grandes difficultés.
SUPER Simon !
Les encouragements se suivent.
Mais soucieux quand même, des interrogations, dans nos discussions, seront nos sujets de conversation le temps d’attente, toujours dans la bienveillance pour notre jeune spéléo.
On n’est pas déçu par ce gouffre-école très intéressant.

Ensuite, un P15 « plein gaz » permet d’apprécier une belle descente sur corde face à une paroi calcifiée et donne accès à une galerie entrecoupée de gours.

Arrivé au pied du P10, Manu poursuit l’équipement accompagné par JP...
Simon ne souhaite pas poursuivre, car ça grogne plus bas. En 7-8 ans, les parois se sont nettement rétrécies ou c’est l’épaisseur de calcite ! (chose qui revient fréquemment dans notre Jura très karstifiable).
Alors, avec Simon, nous ferons la pause casse-croûte, le temps que nos deux joyeux compères poursuivent jusqu’au siphon et au-delà.
Cela nous laisse le temps d’observer de plus près les énormes sangsues et quelques Niphargus.

Récit JP pour la deuxième partie du gouffre :
Le méandre d’accès au P8 présente une chicane sévère avant d’arriver à la tête de puits.
Je passe en force pendant que Manu poursuit l’équipement.
Rapide cheminement et nous voici face au dernier puits, un petit P7 qui débouche sur une petite salle remontante. L’équipement n’est pas évident et demande quelques acrobaties sur parois glissantes par Manu avec le dernier mousqueton et le dernier AS du lot pour ce jour.
« Si tu renonces, tu n’es pas un spéléo ». Sur ces belles paroles d’auto-encouragement, un dernier Y est mis en place et nous voici à l’ancien terminus du Dos à l’Âne, à - 68 mètres, profondeur honorable pour le secteur.

Le siphon est sagement à sa place sur le côté et laisse le champ libre pour ramper dans le passage sur-mesure qui débouche sur la galerie remontante « Flatazor », découverte par nos amis de l’ASPP.

Le temps passe vite et les 20 minutes promises auprès de Marjorie et Simon sont déjà largement dépassées. On ne visite donc que le début de la galerie « Flatazor » avec ses belles strates inclinées et ses remplissages glaciaires suspendus.
Manu remonte et je déséquipe.
Arrivé en haut du P8, la chicane a encore rétrécie, à moins que ce soit les mousquetons du déséquipement enguirlandés sur mon torse et mon baudrier qui créent quelques petits coincements.
Après avoir lancé en SOS et compris que ce n’était pas le bon moment pour un Spéléo Secours, je fais marche arrière comme je peux et j’arrive à retirer le torse pour reprendre la marche en avant vers le bas du P10, avec une seule idée en tête, me sustenter pour reprendre des forces afin de terminer le déséquipement du méandre.

Pendant que Simon et Marjorie remontent, Manu me relaie pour récupérer le kit, la corde et mon torse du méandre et remonter le P10. Ouf, merci Manu.
Je reprends le déséquipement : P10 puis P15.
Le kit avec les cordes mouillées pèse un bon poids et la fatigue commence à se faire sentir par quelques hésitations pour passer la tête de puits.
Manu prend alors un nouveau relais pour déséquiper le P6 et le P5 jusqu’à la sortie par les tonneaux des Danaïdes.

Un petit coup de klaxon à Simon qui apprécie modérément les tonneaux dans le sens de la remontée et nous voici à l’air libre, sous une pluie fine, so british !

D’ailleurs, 17 heures pile, c’est l’heure du thé.
Merci Marjorie d’avoir prévu le tea time bien chaud à la sortie.

Marjorie & Jean-Pascal

 

 
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